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MARTIN WAGNER



2005. L’œnologue cantonal m’appelle un jour. Il me sollicite une entrevue pour me présenter quelqu’un. Rendez-vous est pris sur le champ et trente minutes plus tard il débarque dans ma cave : « je te présente mon fils Martin, il a 20 ans, il est libre, il cherche une formation, il aimerait bien entreprendre la profession de caviste, mais avant, si tu pouvais le prendre en stage pour qu’il puisse se faire une idée du travail, ce serait bien ! » « Qu’il vienne demain matin en salopette à 07h00 sur la place du Village à Echichens, lui répondis-je » Le casting aura duré 10 secondes. Il fera quatre années avec moi. Au début le bonhomme est cabossé par une existence jusque-là pas facile, les services sociaux s’en occupe un peu, le fisc le talonne et quelques fréquentations compliquées lui rendent la vie scabreuse. En recherche de repères, m’avouant son passé chaotique, je lui répondis : « Ton passé ne m’intéresse pas. Ce qui m’intéresse c’est ton avenir et ce que nous pouvons faire ensemble ! » Je ne pensais pas que, bien plus tard, cette réponse allait prendre un sens aussi concret.

Dans les années qui suivirent sa formation, nous avons entretenu des contacts relativement réguliers notamment par la grâce du vin pour qui Martin se passionne également, mais aussi pour maintenir le souvenir de ces quelques années passées ensemble est qui lui ont donnés, semble-t-il, une assise salutaire. Un jour que nous avions rendez-vous dans ma cave, quelle n’est pas ma surprise de le voir arrivé avant moi et déjà assis dans mon bureau. « Mais tu as fait comment pour entrer ? Ah oui, excuses-moi, depuis mon départ j’ai toujours gardé la clef, c’est que pour moi, ici, c’est ma deuxième famille, alors on ne sait jamais, et pour tout te dire, je suis déjà revenu une fois pour y dormir. Tiens, je te la rends. « Ah… et bien non, gardes-là du coup. »


Martin gagne bien sa vie, mais son emploi ne correspond pas à sa vocation. Je sais qu’il cherche une orientation plus proche de sa passion pour le vin. Je l’appelle au téléphone : « Martin ! Tu cherches toujours un projet ? J’ai un projet pour toi mais c’est pour la vie ! » Il me rejoint à l’heure de l’apéro et je lui tends ce document :



PROJET



Famille Salina & Gamboni

- Achat de la recette.

- Achat des droits sur la Marque « Le Stimulant »

- Achat des archives concernant le Stimulant.

- Réalisation des documents officiels et conventions par agent d’affaire.

Phase 1

- Création de la société – organisation – financement – responsabilités –forme juridiquesalaires – temps de travail – responsabilités.

- Mise au point de la recette – Stabilité et conservation du produit.

- Bussines plan sur cinq ans et dix ans

- Recherches et achats d’anciennes bouteilles – Affiches publicitaires – articles de presse – objets divers – plaquettes – verres…

Phase 2

- Marketing – image – positionnement Morges ? Vaud ? Suisse ?

- Graphisme – charte graphique et couleurs

- Packaging

- Verre à cocktail Stimulant

- Plaquette de bistrot

- Voiture publicitaire originale.

Phase 3

- Commercialisation et stratégie de vente.

- Magasin à Morges location de locaux pour stockage et ventes

- Grande surfaces et magasins

- Revendeurs grossistes

- Restauration

- Particuliers

- Sociétés et Jeunesses.

- Marchandising – produits dérivés.

Phase4

- Lancement officiel de la Marque

- Conférences de presse – tapage médiatique – fête

- Evénements dans les bars morgiens.

- Présence sur les événements morgiens

- Démarchages auprès de tous les acteurs ciblés.


Martin Wagner – Directeur


A la lecture de son titre Martin éclate de rire. « C’est sympa ! Merci !... Ecoutes…Pourquoi pas ! »



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